
Condition
Les deux partenaires doivent être d'accord pour toute modification du Pacs.
Formalités
Démarche à effectuer
Les deux partenaires doivent s'adresser au tribunal d'instance ou au notaire qui a reçu la déclaration initiale.
Demande
Les deux partenaires peuvent :
soit se présenter sur place au greffe du tribunal d'instance ou au notaire qui a reçu la déclaration initiale,
soit par courrier et faire parvenir au même greffe ou au même notaire la déclaration conjointe de modification par lettre recommandée avec avis de réception accompagnée pour chacun de la photocopie de leur pièce d'identité.
Pièces à fournir
Comme pour la déclaration initiale, la convention modificative est établie sur papier libre ou par acte notarié.
Les partenaires remettent ou adressent la convention modificative au greffe du tribunal d'instance ou au notaire. Ils doivent mentionner les références de l'acte initial (numéro et date de son enregistrement).
Cas particulier des partenaires résidant à l'étranger
Lorsque les partenaires qui résident à l'étranger ont conclu le Pacs à l'étranger, ils doivent adresser la déclaration de modification ou se présenter à l'ambassade ou au consulat de France ayant enregistré leur Pacs.
Enregistrement et publicité du Pacs
Après vérification, la convention modificative est enregistrée et visée par le greffier du tribunal d'instance ou le notaire.
Le notaire remet un récépissé d'enregistrement.
La modification du Pacs n'est opposable aux tiers qu'à compter du jour où les formalités de publicité sont accomplies, par la mention :
en marge de l'acte de naissance de chaque partenaire,
ou sur le registre du greffe du tribunal de grande instance de Paris si l'un d'eux est né à l'étranger et est étranger,
de la modification du Pacs.
Effets de la modification
La convention modificative ne prend effet entre les parties qu'à compter de son enregistrement.
Il convient de distinguer le cas où la convention de pacte civil de solidarité (Pacs) a été rédigée par les partenaires ou par un notaire.
Si la convention a été rédigée par les partenaires
Le greffe du tribunal d'instance ne garde pas de copie de la convention. Lors de la signature du Pacs, il est rappelé aux partenaires que la conservation de la convention relève de leur seule responsabilité et qu'ils doivent prendre toutes mesures pour en éviter la perte.
Si la convention a été rédigée par un notaire
Il faut contacter le notaire qui pourra en délivrer une copie authentique. Le coût est de 1,17 €hors taxe la page, soit1,40 €toutes taxes comprises.
La situation est différente si la convention de Pacs est rédigée par un notaire ou par les futurs partenaires.
Si la convention de Pacs est rédigée par un notaire
Il faudra payer des frais de notaire.
Le coût d'un Pacs notarié est de 195 €hors taxe, soit233,22 €toutes taxes comprises (TTC).
Le coût des formalités de publicité pour les 2 partenaires lors de la déclaration du Pacs, de la modification ou de la dissolution est de 11,70 € hors taxe, soit13,99 €TTC.
Il faudra notamment ajouter selon les cas :
des émoluments de formalité (exemple : demande de pièce d'état civil),
le droit d'enregistrement auprès du service des impôts,
si un bien immobilier est concerné, il faut prévoir des frais supplémentaires.
Si la convention de Pacs est rédigée par les partenaires
Si vous ne faites pas appel à un notaire, il n'y aura pas de coût.
Oui. Il est possible de contester un refus d?enregistrement d?un pacte civil de solidarité (Pacs) par le greffier ou par l'agent diplomatique ou consulaire.
Refus d'enregistrer la déclaration de Pacs
Le greffier peut refuser l?enregistrement d?un Pacs lorsqu?il constate que les conditions d'enregistrement de la déclaration ne sont pas remplies. Il prend une décision motivée d'irrecevabilité.
À l'étranger, lorsque l'un des partenaires est Français, c'est l'agent diplomatique ou consulaire qui assure l'enregistrement de la déclaration. En cas de refus d'enregistrer le Pacs, l'agent prend une décision d'irrecevabilité.
Contestation de la décision
Vous pouvez contester le refus d'enregistrement d'un Pacs, de sa modification ou de sa dissolution. La contestation est soumise au président du tribunal de grande instance, ou à son délégué. Le juge statue en la forme des référés.
Lorsque la décision d'irrecevabilité est prise par l'agent diplomatique ou consulaire, la contestation est portée devant le président du tribunal de grande instance de Paris ou son délégué. Le juge statue également en la forme des référés (il s'agit d'une procédure rapide).
