Ministère de la Justice
DROITS & DÉMARCHES
 
 
 
 

Obligation alimentaire à l'égard d'un proche

Bénéficiaires

Les personnes qui peuvent bénéficier de l'obligation alimentaire sont :

  • les conjoints entre eux,

  • les ascendantsetdescendants(grands-parents, parents, enfants, petits-enfants) entre eux,

  • les alliésen ligne directe. Ainsi, les gendres et les belles filles doivent desalimentsà leurs beaux parents et réciproquement. Cette obligation prend fin en cas de divorce ou en cas de décès du conjoint et des enfants issus de l'union. Si les époux n'ont pas eu d'enfant de ce mariage, le décès de l'un des époux fait disparaître l'obligation alimentaire du conjoint survivant. 

À noter : la règle applicable pour un enfant adopté dépend du type d'adoption (adoption plénièreouadoption simple).

Conditions

Besoin du créancier

Le créancierd'aliments (celui qui réclame l'aide alimentaire) doit être dans le besoin. Il ne doit pas être en mesure d'assurer, par ses moyens, sa subsistance.

Il doit en rapporter la preuve.

Ressources du débiteur

Le débiteurd?aliments (celui à qui on réclame l'aide) doit avoir des revenus suffisants. Toutes ses ressources seront prises en compte.

Décision d'attribution

L'obligation alimentaire peut être attribuée :

  • soit d'un commun accord entre le créancier et le débiteur,

  • soit, à défaut, il convient de saisir le juge aux affaires familialesdu tribunal de grande instance dont relève le créancier. Le juge fixera, dans le jugement, l'obligation alimentaire.

Formes de l'obligation alimentaire

L'obligation alimentaire peut être respectée en nature (par exemple : hébergement gratuit, nourriture) ou par une pension versée en espèces (en argent).

Personnes dispensées

Le débiteur peut être déchargé par le juge de tout ou partie de la dette alimentaire, lorsque le créancier a lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur.

Sont également dispensés de fournir cette aide alimentaire, les enfants qui ont été retirés de leur milieu familial :

  • par décision judiciaire,

  • et durant une période d'au moins 36 mois cumulés avant l'âge de 12 ans,

sauf décision contraire du juge (dans ce cas, il fixe une contribution alimentaire à l'encontre de l'enfant).

24 juillet 2012 - Direction de l'information légale et administrative

 
 
  
 
 
 
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