01 septembre 2003
Les droits des victimes dans la procédure pénale
L’aide aux victimes est l’une des priorités de la politique pénale menée par le ministère de la justice.
Ainsi la loi du 15 juin 2000 a renforcé le droit des victimes en précisant notamment que "l’autorité judiciaire veille à l’information et à la garantie des droits des victimes au cours de toute procédure pénale". Dans le même sens, le serment prononcé par les jurés de cour d’assises a été complété par une référence aux intérêts des victimes.
Le droit de déclencher les poursuites ou de s’y associer Le droit de déclencher les poursuites ou de s’y associerLa plainte simple Désormais, afin de simplifier les démarches des victimes, celles-ci peuvent déposer plainte auprès de toute brigade de gendarmerie ou de tout commissariat, quel que soit le lieu où l’infraction aurait été commise. Les policiers ou les gendarmes transmettent la plainte au parquet compétent. Cette plainte simple et l’enquête subséquente éventuellement diligentée sont soumises au procureur de la République qui peut les classer ou poursuivre l’auteur présumé des faits devant le tribunal compétent. La plainte avec constitution de partie civile En cas d’inaction du procureur, la victime peut alors déclencher les poursuites pénales en saisissant le tribunal par voie de citation directe. La victime qui ne bénéficie pas de l’aide juridictionnelle doit consigner –à peine de non-recevabilité – une somme fixée par le tribunal destinée à servir de garantie en cas de procédure abusive. Cette procédure implique que l’auteur présumé soit identifié, majeur, et suppose que les faits soient simples et les La constitution de partie civile La victime peut également s’associer aux poursuites déclenchées par le procureur de la République jusqu’au jour de l’audience en se constituant partie civile tant devant le juge d’instruction que le tribunal saisis.
Le droit d’être informéLa gendarmerie, la police et l’autorité judiciaire doivent informer les victimes de leurs droits, notamment le droit de se constituer partie civile pour obtenir réparation du préjudice subi. Elles peuvent demander des actes, des confrontations, des expertises, des perquisitions ou des transports sur les lieux, faire mieux valoir leurs arguments face à la défense ou au juge d’instruction. Les parties civiles, tout comme la défense, disposent ainsi de droits égaux à ceux du procureur de la République. L’indemnisation des victimes d’infractions pénalesA l’occasion du procès pénal, le tribunal doit se prononcer sur la culpabilité de l’auteur et ne peut le condamner à des dommages-intérêts que s’il est reconnu coupable. Si elle n’a pas réclamé des dommages-intérêts devant la juridiction pénale, la victime peut choisir la voie civile pour obtenir une indemnisation de son préjudice. Les associations d’aide aux victimesPour aider la victime d’une infraction, le procureur de la république peut recourir à une association d’aide aux victimes plus largement qu’auparavant (information juridique, é coute psychologique, aide à la constitution d’un dossier…). La protection de l’image des victimesLa loi crée l’infraction d’atteinte à la dignité de la victimes d’un crime ou d’un délit. Elle réprime, si la victime le demande, la reproduction de certaines images qui pourraient porter atteinte à sa dignité. |
