
Le condamné ne vous a pas réglé volontairement les sommes qui vous ont été accordées par le tribunal.
Vous pouvez demander une aide au SARVI pour obtenir un paiement plus rapide et plus facile.
Le SARVI accomplit toutes les démarches à votre place.
Vous venez d’obtenir une décision de justice pénale rendue depuis le 1er octobre 2008 qui vous a accordé des dommages et intérêts et éventuellementle remboursement de tout ou partie des frais de procédure (articles 475-1 ou 375 du Code de procédure pénale).
ET
Vous ne remplissez pas les conditions d’indemnisation par la commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI).
Vous pouvez saisir le SARVI lorsque le condamné ne vous a pas payé dans le délai de 2 mois à compter de la date à laquelle la décision de justice est devenue définitive*.
Votre demande doit être faite au plus tard dans le délai d’un an à compter de cette même date.
Le SARVI vous permet d’obtenir :
le versement d’une partie ou du total des sommes qui vous ont été accordées par le tribunal :
- Si ce montant est inférieur ou égal à 1000 €,vous serez intégralement payé ;
- Si ce montant est supérieur à 1000 €, vous recevrez une avance sur le montant à percevoir d’un minimum de 1000 € et d’un maximum de 3000 €.
Cette somme vous sera versée par le SARVI dans le délai de 2 mois à compter de la réception de votre demande d'aide au recouvrement.
l’assistance au recouvrement : le SARVI se chargera d'obtenir à votre place le paiement par le condamné des sommes qui vous sont dues.
Si vous n’avez reçu qu'une avance, le SARVI vous payera le complément de la somme qui vous est due, en fonction des sommes qu’il aura pu obtenir du condamné et après déduction de ses frais de gestion.
Vous devez remplir le formulaire « demande d’aide au recouvrement » et l’adresser avec les pièces justificatives au :
FONDS DE GARANTIE – SARVI
75569 PARIS CEDEX 12
* Une décision devient définitive lorsque la décision ne peut plus être contestée, les délais pour exercer une voie de recours (appel, opposition, pourvoi en cassation) étant expirés.
La personne ayant fait l'objet d'une détention provisoire ou d'une assignation à résidence au cours d'une procédure qui n'a abouti à aucune condamnation peut demander une indemnisation.
Elle est informée de ce droit lors de la notification du non-lieu, de larelaxeou de l'acquittement.
À noter : l'indemnisation peut aussi être demandée par une personne reconnue innocente suite à un recours en révision.
Procédure d'indemnisation
L'indemnité est allouée par le premier président de la Cour d'appeldans le ressort de laquelle a été prononcée la décision de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement.
Il doit être saisi par voie de requêtedans les 6 mois.
Il statue par décision motivée.
Évaluation du préjudice
L'indemnité tend à réparer le préjudice matériel et moral que la personne a subi durant sa privation de liberté.
La personne concernée peut demander une réparation intégrale.
L'intéressé peut solliciter une expertise pour l'évaluer.
Cas d'exclusion de l'indemnisation
L'indemnisation est exclue dans plusieurs cas, notamment lorsque :
l'absence de condamnation a pour seul fondement la reconnaissance de l'irresponsabilité d'une personne "au sens de l'article 122-1 du code pénal", c'est-à-dire pour cause de trouble psychique,
la personne s'est volontairement accusée ou laissé accuser à tort, en vue de faire échapper aux poursuites le véritable auteur des faits.
Recours contre la décision
La décision prise par le premier président de la Cour d'appel peut, dans les 10 jours de sa notification, faire l'objet d'un recours devant la commission nationale de réparation des détentions placée auprès de la Cour de cassation.
Cette commission statue souverainement : sa décision ne peut faire l'objet d'aucun recours.
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