

Les dispositions prises par le défunt pour l'organisation de ses funérailles peuvent être connues ou inconnues.
C'est en principe aux proches, au premier rang desquels figure le conjoint, de faire exécuter les dernières volontés du défunt. Des sanctions pénales sont prévues en cas de non-respect de la volonté du défunt.
A noter: il a été jugé qu'une concubine avait le droit de décider du lieu et des modalités de la sépulture de son compagnon au détriment d'un proche parent, car les liens qui l'unissaient au défunt faisait d'elle la meilleure interprète de la volonté présumée de ce dernier.
A savoir: que des sanctions pénales sont prévues en cas de non-respect de la volonté du défunt.
S'il existe un désaccord persistant entre les proches du défunt, le tribunal d'instance du lieu du décès peut être saisi par le proche le plus diligent pour trancher la contestation.
Si le décès est survenu à l'étranger, il faudra alors saisir le tribunal du lieu du dernier domicile du défunt.
Le tribunal statue dans les 24 heures.
Il est possible de faire appel de la décision du tribunal dans les 24 heures, devant le Premier Président de la Cour d'appel, qui doit statuer immédiatement ; le recours à un avocat n'est pas obligatoire.
Les frais d'obsèques sont normalement prélevés en prioritésur les biens de la succession.
Lorsque la valeur des biens de la succession est insuffisante pour y faire face, les frais d'obsèques sont assimilés dans une certaine mesure à une dette alimentaire.
Ainsi, au sein de la famille du défunt, les personnes tenues au paiement des frais d'obsèques sont les descendants (enfants, petits enfants) et les ascendants (père et mère) de la personne décédée et cela même si ces personnes ont renoncé à la succession.
Ces personnes doivent assumer la charge de ces frais dans la proportion de leurs ressources et sous la réserve que la dépense ne soit pas excessive (exemple : commande d'une pierre tombale somptuaire, élévation d'un monument funéraire, etc).
A défaut d'accord, la répartition sera fixée par le juge.
À savoir :à l'égard de l'entreprise de pompes funèbres, c'est celui qui a passé la commande qui reste tenu de lui payer la facture, quitte à se retourner ensuite contre les autres membres de sa famille tenus au paiement des frais d'obsèques, pour leur demander de régler leur part et, en cas de refus, de saisir le juge.
La dispersion des cendres dans un jardin privé n'est pas autorisée.
En effet, le lieu où sont dispersées les cendres est un lieu de recueillement pour les proches et doit donc être accessible pour tous.
Le jardin du défunt n'étant pas un lieu public et peut être cédé, le nouveau propriétaire ne peut pas être obligé d'accueillir les proches souhaitant se recueillir.
Dans un certain nombre de pays, la réglementation locale exige de déclarer le décès devant les autorités locales de l'état civil.
Toutefois, l'officier de l'état civil consulaire français territorialement compétent peut transcrire cet acte de décès local sur les registres français.
Cette transcription n'est pas obligatoire, mais elle permet notamment d'apposer la mention du décès sur l'acte de naissance du défunt.
Le consulat prend contact avec la famille du défunt pour vérifier s'il disposait d'une assurance prenant en charge le retour du corps en France et également pour savoir si les proches désirent rapatrier le corps ou les cendres.
Si c'est le cas, le consulat procède aux formalités réglementaires.
Les frais de retour du corps ou des cendres, ou bien ceux découlant d'une inhumation sur place, sont à la charge de la famille.
Tout titulaire d'une concession funéraire peut céder ses droits sur la sépulture à un autre bénéficiaire, par donation ou legs, mais jamais à titre onéreux.
L'acte de donation d'une concession funéraire doit être établi devant notaire, puis un acte de substitution doit être conclu entre l'ancien concessionnaire, le maire et le nouveau concessionnaire.
La donation ne peut pas intervenir au profit d'un étranger à la famille sauf si la concession n'a pas encore été utilisée. Si au moins une inhumation a déjà été pratiquée dans la concession, seul un membre de la famille peut recevoir la donation.
À défaut de disposition prise par le défunt, la sépulture familiale est incluse dans les biens transmissibles aux héritiers.
Oui, mais à titre exceptionnel, et sous certaines conditions. En effet, en matière de sépulture, l'inhumation dans un cimetière communal est la règle.
Conditions
Une personne peut être enterrée dans une propriété particulière si les 2 conditions suivantes sont remplies :
la propriété doit être située hors de l'enceinte des villes et bourgs et à la distance prescrite,
l'autorisation du préfet doit avoir été accordée.
Formalités préalables
Pour inhumer une personne dans une propriété privée, 3 formalités doivent être effectuées :
déclaration de décès,
délivrance de l'autorisation de fermeture du cercueil, sur présentation du certificat de décès, par l'officier de l'état civil du lieu de décès,
délivrance du permis d'inhumer, par le préfet de département (à Paris, par le préfet de police).
Demande
La demande d'inhumation en terrain privé doit être adressée au préfet, avec les documents suivants :
acte de décès,
autorisation de fermeture du cercueil,
permis d'inhumer.
À savoir: l'entreprise de pompes funèbres peut prendre en charge certaines démarches.
L'acte de notoriété indique quels sont les héritiersdu défunt et détermine dans quelles proportions ces personnes héritent.
Pour quelles démarches est-il nécessaire ?
Par exemple pour percevoir les fonds détenus sur les comptes bancaires du défunt ainsi que les capitaux-décès, ou pour faire le changement de la carte grise du véhicule du défunt.
Comment l'obtenir ?
En s'adressant à un notaire.
(Depuis 2007, les tribunaux d'instance ne délivrent plus les actes de notoriété en matière successorale).
Quel est son coût ?
58.5 € (hors TVA)
D'autres frais peuvent s'ajouter, notamment les émoluments de formalités et/ou des droits d'enregistrement.
Vous pouvez demander au notaire un devis écrit détaillé du montant des frais à régler ou un état prévisionnel du coût de l'opération.
L'exhumation peut être demandée par le plus proche parent du défunt et elle peut également intervenir :
soit à l'initiative du maire,
soit par décision d'un juge,
soit à la demande de la Sécurité sociale aux fins d'autopsie d'une personne décédée après un accident de travail.
Justificatifs à produire par le parent du défunt
Le parent du défunt doit obligatoirement justifier :
de son état civil,
de son domicile,
de sa qualité de plus proche parent du défunt (père, mère veuf...).
Le conjoint survivant est généralement considéré comme ayant qualité pour présenter une demande d'exhumation.
Autorisation d'exhumation
Le maire de la commune concernée est compétent pour délivrer l'autorisation mais, pour la ville de Paris, c'est le préfet de police qui peut la délivrer.
L'exhumation d'un corps ne peut avoir lieu que pour des motifs graves. Si le maire a des doutes sérieux sur la qualification du parent demandeur et s'il existe des dissensions au sein d'une famille, le maire doit surseoir à délivrer l'autorisation et renvoyer les intéressés devant le juge judiciaire.
Enfin, c'est à la demande du plus proche parent qu'il peut être procédé à la crémation des restes du corps exhumé mais à condition que le maire ait donné son accord.
Si le maire est conduit à refuser une décision d'exhumation, il doit motiver son refus.
La surveillance de l'exhumation est effectuée par un fonctionnaire désigné par l'autorité en charge de la sécurité publique ou par le maire mais dans les deux cas la surveillance ouvre droit au règlement de vacations.
Si un cercueil est trouvé en bon état au moment de l'exhumation, on ne peut procéder à son ouverture que si le décès remonte à plus de cinq ans.
À noter: en cas d'exhumation irrégulière, la responsabilité de la commune peut être engagée (par exemple, en cas d'exhumation sans autorisation, assimilée à une violation de sépulture ou de vol d'objets par le fossoyeur constituant un vol par personne chargée d'une mission de service public).
Cas d'exhumation administrative
Le maire d'une commune peut décider de procéder à l'exhumation de corps dans les 2 cas suivants :
transfert d'un cimetière vers un nouveau cimetière,
constatation de l'état d'abandon d'une concession funéraire.
Mais, en dehors de ces deux cas, le maire ne peut imposer aux familles concernées des exhumations en relation directe avec l'organisation du cimetière communal.
Les restes des personnes exhumées sont le plus souvent recueillis dans des reliquaires (ou boîtes à ossements) ou dans des cercueils de réduction et le maire peut également faire procéder à la crémation des restes exhumés.
Les communes doivent prendre en charge les frais générés par les opérations suivantes : exhumation, transports, ré-inhumation ou crémation des restes des personnes concernées.
Autres cas d'exhumation
Les autres cas d'exhumation peuvent être les suivants :
soit par décision judiciaire (notamment en matière de police scientifique et technique), dans le cas d'expertise médico-légale,
soit à la demande de la sécurité sociale et ce par dérogation aux dispositions de l'article R 2213-40 al 2 du code général des collectivités territoriales.
Après un accident de travail, les ayants-droits peuvent demander au tribunal d'instance du lieu de l'accident de faire procéder à l'autopsie de la victime.
Si l'un des époux utilisait en nom d'usage le nom de son conjoint décédé, il peut continuer à le faire.
S'il utilisait le double nom, il peut continuer à le faire sans aucune formalité.
Si le conjoint du défunt le souhaite, il peut faire mentionner sur les documents officiels sa qualité de veuf (ou de veuve) suivie du nom de son conjoint décédé.
En cas de remariage, l'époux ne peut plus faire figurer le nom de son conjoint décédé sur sa carte nationale d'identité.
